Une nocturne à la Fonderie

Jeudi passé, le Collectif des Allumés de la Plume a été invité à la nocturne de la Fonderie, le musée bruxellois de l'industrie et du travail, pour y animer un temps d'écriture, à partir des Itinérances photographiques dans la Bruxelles industrielle.

 
 
 
 
 
 

 

Les yeux imprégnés de la Bruxelles industrielle en quatre dimensions, les visiteurs ont pu faire courir leur plume en accordant ces objets du passé avec un personnage, fictif ou réel. La ville s'en-visage du Collectif des Allumés de la Plume n'est pas loin... de même que l'Autobiographie des objets, de François Bon:

"C'est une danse: on ne s'y reconnaît plus. De deux ans en deux ans, il faut se débarrasser de l'ancien et remplacer par ce qui est tellement mieux - de toute façon, l'objet tombe en panne de lui-même et ce n'est pas réparable. (...) On roule sur un abîme: la planète mise à mal, les problèmes politiques et les conflits chacun susceptible de tout faire s'écrouler plus vite qu'aucun conflit autrefois, le cynisme froid de l'argent soufflant plus fort que les vents de haute altitude. (...) Dans le chambardement des villes, on a désappris d'accumuler et garder (même si). Reste le présent et son abîme: faute de le comprendre, et dans l'amplification majeure, chaotique qu'il représente, revenir lire les transitions successives (...) les lire dans ce bouleversement des choses. Comment croire que soi-même on provienne d'un tel monde? -Cinquante ans, une paille." (pp. 7-8)

Un fameux thème de société, en somme. A emmener dans un prochain parcours d'écriture?