Formation

Apprendre à créer et animer un collectif d'écrits

Vous souhaitez apprendre tous les ressorts pour créer et animer un collectif d'écrits dans votre quartier, votre association, votre école...?

Les 13 et 14 juillet 2019, Isabelle De Vriendt, romaniste, pédagogue et fondatrice de ScriptaLinea propose une formation complète à Bruxelles.


Vous y aborderez la place et le rôle que prend l'animateur.trice dans le parcours d'écriture. Vous vous interrogerez avec elle sur la participation des différents publics, y compris les publics précarisés. Et apprendrez la méthodologie spécifique développée par ScriptaLinea.

Inscription en ligne ici avant le 20 juin 2019

formation 

Lire la suite : Formation

Lectures publiques et photographies

A la folie... pas du tout!  


De l’amour, de la folie, des questions et réflexions sur le monde qui nous entoure... il y en aura pour tout le monde!  


Le samedi 25 mai, nous participerons à la Fête de la Maison des cultures de Molenbeek

 

C’est le collectif De la diversité à la créativité qui mènera le bal avec des lectures publiques de leurs derniers textes sur le thème de l’amour: À la folie… pas du tout

 

Mais il y aura aussi deux expositions photos.

 

Pour la première, Sylvie Van Molle a fait le portrait des femmes de ce collectif lors de leur parcours de l’an dernier.

Sais-tu le monde? Des femmes en questions?, l’exposition retrace la création, le choix du thème, les réflexions

et les joies de ce collectif d’écrits.

 

Dans la deuxième exposition, Sofia Douieb - qui fait partie du collectif -, propose un regard sur Molenbeek, la commune où est implanté le collectif et dans laquelle il se déplace lors de ses pérégrinations littéraires. Ce sont les photos de Sofia Douieb qui illustrent également la nouvelle compilation du collectif. Cette dernière et la compilation de l'an dernier seront distribuées à tou.te.s ceux.celles qui assistent aux lectures publiques.

 

Les lectures commencent à 11 heures. Les expositions sont visibles toute la journée et jusqu'au 4 juin. Entrée libre.

 

Lire la suite : Lectures publiques et photographies

Carte blanche

Nous avons co-signé une carte blanche parue dans Le Vif le 25 avril 2019. Vous pouvez la lire en intégralité ci-dessous ou ici


Régularisation de séjour: la violence d’une non politique


Environ 150.000 personnes vivent sans papiers en Belgique. Des hommes, des femmes, des enfants. Nos voisins, collègues, amis, camarades de classe…  Vivre sans-papiers, c’est être exclu de la plupart des droits. C’est vivre dans une situation de précarité sociale constante. C’est devoir accepter n’importe quelles conditions de travail pour n’importe quel salaire. C’est mettre sa vie entre parenthèses, sans pouvoir se poser, se projeter, faire partie de la société. C’est vivre sans vivre, être là sans être là. C’est vivre dans la crainte de croiser la police, même quand on n’a commis aucune infraction, et même quand on est soi-même victime d’abus. C’est faire l’objet d’une violence inouïe. Or, on ne construit pas une société juste sur base de violence, d’exclusion et de précarité. Une vision radicalement différente des migrations, fondée sur l’égalité et les droits, est dès lors indispensable. 

 

Comment devient-on « sans-papiers » ? 

Une multitude de situations peuvent amener des personnes à se retrouver « sans papiers ». 

On citera celle des personnes en besoin de protection internationale mais qui, mal informées ou mal accompagnées par les autorités, n’osent pas demander l’asile. D’autres l’ont demandé, mais n’ont pas réussi à convaincre les instances belges du risque de persécution auquel elles font face.

Il y a des personnes venues travailler en Belgique munies d’un permis de travail qui, suite à un différend avec leur employeur, ont perdu leur emploi et donc leur titre de séjour. Des personnes venues dans le cadre du regroupement familial, et qui ont perdu leur droit au séjour suite à une séparation ou à des violences conjugales. Des étudiants internationaux qui n’ont pas validé suffisamment de crédits au cours de l’année écoulée ou qui, simplement, arrivent au bout de leurs études sans avoir trouvé de travail assez vite. 

Il y a enfin celles et ceux qui ne rentrent dans aucune catégorie tant la politique migratoire actuelle est restrictive et qui, dans l’impossibilité de rentrer chez eux, n’introduisent aucune demande de peur de se signaler aux autorités.

 

Régularisation et arbitraire, une union pour la vie ? Pas forcément… 

A l’heure actuelle, la loi du 15 décembre 1980 - qui règlemente l’accès au territoire et le séjour en Belgique - prévoit déjà la possibilité d’être régularisé lorsque « des circonstances exceptionnelles » empêchent le retour dans le pays d’origine pour introduire une demande de séjour. Mais ces circonstances ne sont pas définies par la loi et sont laissées au pouvoir d’appréciation discrétionnaire de l’Office des étrangers. Deux dossiers similaires peuvent ainsi donner lieu à deux décisions différentes, l’octroi d’un titre de séjour ou au contraire un ordre de quitter le territoire. Il s’agit de ce qu’on appelle le « pouvoir discrétionnaire » du secrétaire d’État, que permet un cadre légal flou.

L’arbitraire institué par la procédure de régularisation actuelle a donné lieu à de grandes différences d’un gouvernement à l’autre, dans la manière dont les demandes de régularisation étaient traitées selon le ministre en charge des compétences d’asile et de migration. Car à l’heure actuelle, l’article 9 bis, qui est la base légale de la régularisation permettrait de régulariser tout le monde, mais également de ne régulariser personne. Cette absence de règles place les demandeurs dans une situation d’insécurité permanente : il est impossible de prédire l’issue de la demande et donc, de se projeter dans l’avenir. 

Face à cette absence de politique, dès le début des années 1990, un mouvement social s’est constitué et a mené de nombreuses actions pour obtenir la mise en place de critères, ce qui a finalement été le cas en 1999. La détermination de critères clairs et leur application aux dossiers introduits avait alors abouti à la régularisation de quelques dizaines de milliers de personnes. 

Malheureusement, la loi de 1999 ne permettait l’introduction d’un dossier de régularisation sur base de ces critères que pendant une période de 3 semaines. De nombreuses personnes n’ont donc pas pu être régularisées sur cette base.

Un nouveau mouvement s’est constitué et a mené des actions pendant les dix années suivantes, pour obtenir en 2009 de nouveaux critères, toujours temporaires et inscrits cette fois dans une instruction ministérielle, presque immédiatement annulée par le Conseil d’État. Ces critères reprenaient l’ancrage durable sur le territoire, le fait d’avoir une promesse d’embauche ou d’avoir des enfants mineurs scolarisés. Depuis lors, le mouvement sans papiers poursuit sa mobilisation en faveur d’une vraie politique de régularisation. 

 

30 ans de solutions-pansements, stop ou encore ?!

Tant que la Belgique restreindra de cette manière l’accès au séjour légal, des personnes se retrouveront sans papiers. Et tant que des critères clairs ne seront pas inscrits dans la loi de façon permanente, le nombre de ces personnes ira en augmentant. Les gouvernements à venir devront se positionner : choisir, comme les deux derniers, de laisser une part importante de la population dans cette situation de précarité extrême, ou prendre leurs responsabilités et choisir de régulariser la situation de séjour de ces hommes, femmes et enfants qui vivent ici parfois depuis de très nombreuses années. 

Mettre en place des critères clairs et permanents de régularisation, c’est refuser l’arbitraire et l’insécurité juridique, mais c’est aussi mettre en place une solution structurelle et durable. Cela fait près de trente ans que la Belgique s’obstine à refuser une réelle politique de régularisation de séjour, et développe des solutions-pansements tous les dix ans. Pendant combien de temps encore allons-nous perpétuer ce cycle infernal ?

 

Pour toutes ces raisons, nous, militants, sans papiers, citoyens, collectifs, syndicats et organisations, vous donnons rendez-vous le dimanche 28 avril, à 14h à la Gare du Nord de Bruxelles, pour exiger maintenant une politique de régularisation du séjour fondée sur des critères clairs et objectifs, inscrits dans la loi et mis en œuvre par une commission pluraliste et indépendante.

 

 

Signataires : 

 

  1. AFICo
  2. Agir pour la Paix
  3. Albert Martens, Erehoogleraar K.U.Leuven
  4. AlterBrussels ASBL
  5. Amitié Sans Frontières - Vriendschap Zonder Grenzen
  6. Article 27 Bruxelles
  7. ATD Quart Monde Belgique/ België
  8. Beweging.net
  9. Brussels Platform Armoede
  10. Bruxelles Laïque
  11. CAI - Centre d'Action Interculturelle de la province de Namur
  12. CBAI - Centre Bruxellois d’Action Interculturelle
  13. Centre d’Action Laïque de la Province de Liège
  14. Centro Galego de Bruxelas asbl – La Tentation
  15. CEPAG
  16. CeRAIC - Centre Régional d'Action Interculturelle de la Région du Centre
  17. CFS - Collectif Formation Société
  18. CIMB - Centre Interculturel de Mons et du Borinage
  19. CIRÉ - Coordination et Initiatives pour Réfugiés et Étrangers
  20. Collectif de soutien aux sans -papiers de Liège
  21. Commission Justice et Paix
  22. Coordination des Sans-Papiers de Belgique
  23. CRACPE - Collectif de Résistance Aux Centres pour Étrangers
  24. CRIBW - Centre Régional d'Intégration du Brabant-Wallon
  25. CRIC - Centre Régional d'Intégration de Charleroi
  26. CRILUX - Centre Régional d'Intégration de la province du Luxembourg
  27. CRIPEL - Centre régional pour l’intégration des personnes étrangères ou d’origine étrangère de Liège
  28. CRVI - Centre Régional de Verviers pour l'Intégration
  29. CSC
  30. Culture et Développement
  31. Éditions du Cerisier
  32. Église du Béguinage - Begijnhofkerk
  33. Espace Seniors ASBL
  34. FGTB Bruxelles – ABVV Brussel
  35. FGTB Namur 
  36. FGTB Wallonne
  37. Free clinic
  38. Geneeskunde voor het Volk Molenbeek
  39. Groupe Montois de Soutien aux Sans-Papiers
  40. Hors champ ASBL
  41. Inter-Environnement Bruxelles
  42. L’Ilot - Sortir du sans-abrisme
  43. La cité des écrits ASBL
  44. La Maison du livre
  45. Le Forum – Bruxelles contre les inégalités 
  46. Le Lama ASBL
  47. Le Monde des Possibles
  48. Les Actrices et les Acteurs des Temps Présents
  49. Les Amis d’Aladdin
  50. Les amis d'accompagner
  51. Les ateliers populaires
  52. Les Territoires de la Mémoire
  53. Ligue des Droits Humains
  54. Lire et Ecrire Luxembourg
  55. Maison du Peuple d'Europe
  56. Marche des Migrant-e-s de la Région du Centre
  57. MOC - Mouvement Ouvrier Chrétien
  58. Mouvement Chretien Pour la Paix
  59. MRAX - Mouvement contre le Racisme, l'Antisémitisme et la Xénophobie
  60. Objectif ASBL
  61. Plateforme Citoyenne de Soutien aux Réfugiés
  62. Plateforme SHARE - Forum des migrants
  63. Plus tot te laat
  64. Point d'appui
  65. Queers Support the Migrants Bruxelles
  66. Réseau ADES
  67. Réseau d'Aide aux Toxicomanes
  68. Réseau SMES-B
  69. RWLP - Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté
  70. ScriptaLinea AISBL
  71. SOS Migrants
  72. Tout Autre Chose
  73. Transe-en-Danse ASBL
  74. Transit ASBL
  75. United Stages : 47 acteurs culturels s'engagent !
  76. Vlaams ABVV
  77. VLOS vzw
  78. Werkgroep Vluchtelingen Gent

Cris et chuchotements

« C’était trop bien! J’étais stressé mais c’était trop bien! », s'exclame un des jeunes du Collectif En Avant...! Le 3 avril dernier, les studios de Radio Air Libre à Forest ont accueilli une dizaine d’enfants de ce collectif d'écrits basé à Saint-Josse.  

Il y a eu du stress, des rires et un peu de turbulences. Assez logique vu le thème choisi par le groupe: les sensations fortes! 

L’émission est à écouter le 18 avril à 17h30 sur Radio Air Libre

 

Lire la suite : Cris et chuchotements